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28 ans après Polytechnique, les femmes subissent toujours de la violence

Publié le 6 décembre 2017 à 16:26, modifié le 6 décembre 2017 à 16:26

Par: Katerine Roy

Le 6 décembre est la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faites aux femmes. En Gaspésie, différentes activités ont eu lieu pour ne pas oublier qu’en 1989, 14 jeunes femmes ont été tuées à l’école polytechnique de Montréal.

Depuis 1991, le 6 décembre est officiellement commémoré au Canada. « Faut que ça reste imprégné, je crois, dans notre mémoire collective. Un tel événement, je pense qu’on s’en souvient », affirme Nathalie Babin, coordonnatrice à Centr’Elles.

La coordonnatrice de la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine, Mireille Chartrand, ajoute : « C’est une journée pour se rappeler que les femmes sont victimes de violence parce qu’elles sont des femmes et se rappeler q’il faut continuer la lutte contre la violence ».

L’organisme Centr’Elles constate une hausse des demandes de services, des femmes généralement âgées entre 50-55 ans : « Je dirais beaucoup de violence psychologique, violence conjugale. Je crois que c’est les principaux types de violence qu’on peut voir, un peu de violence économique aussi : des femmes qui ne sont pas sur le marché du travail, qui dépendent beaucoup de leur conjoint ».

28 ans après le drame de la Polytechnique de Montréal, la violence faite aux femmes est encore bien présente.« Tout le phénomène de dénonciation qui s’est passé, nous, ici, au centre, on l’a vu beaucoup à travers des activités qu’on organise avec les femmes. Les femmes en parlent », mentionne Nathalie Babin.

Mireille Chartrand explique que « la différence peut-être, aujourd’hui, c’est que les femmes expriment plus qu’elles ont été victimes de violence. On le sait plus ». La coordonnatrice considère que la prévention n’est pas suffisamment présente dans les écoles. Elle croit qu’un programme devrait être instauré dès la petite enfance afin de contrer les croyances qui nourrissent la culture du viol.