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1 an d’occupation au camp de la rivière

Publié le 9 août 2018 à 11:02, modifié le 9 août 2018 à 11:02

Par: Stéphanie Collin

Le camp de la rivière, installé près du site pétrolier Galt de Junex il y a un an, est toujours occupé. Le 8 août 2017, des environnementalistes ont décidé d’occuper le territoire et aujourd’hui, ils sont encore nombreux à s’y réunir.

La lutte contre l’exploitation et l’exploration des hydrocarbures est toujours bien vivante au camp de la rivière. Un an après que des militants environnementalistes se soient installés près du site Galt de Junex, le camp s’y trouve toujours.

«On espère fortement que Junex va décider de laisser aller ses claims en Gaspésie et d’aller forer ailleurs ou encore mieux, se tourner vers la transition énergétique, vers les énergies renouvelables», explique Rosalie Laframboise, occupante au camp de la rivière.

«Ce n’est pas qu’on ne veut pas de développement économique. C’est que la planète sur laquelle on vit n’est plus capable de soutenir le rythme qu’on lui impose», mentionne Pascal Bergeron, occupant au camp de la rivière.

Pendant la dernière année, ils ont été nombreux à passer quelques jours ou même plusieurs mois au camp de la rivière. Au total, près d’une centaine de personnes ont occupé le territoire.

«On a réussi à amener des gens ensemble et s’il fallait qu’on s’en aille pour une raison ou pour une autre, on serait plusieurs à se reconnaître et à revenir quand les travaux vont recommencer», stipule Pascal Bergeron.

En 1 an, les occupants du camp de la rivière ont réussi à repousser les activités de la pétrolière Junex.

«Le bail d’exploitation était juste sur le bord d’être émis pour le projet de Junex à Galt quand on est rentré ici. On a des courriels du ministère où ils s’en parlent que ça va sortir d’une semaine à l’autre. Ça, c’est en juillet 2017. Un an plus tard, le bail d’exploitation à notre connaissance n’est pas sorti», dit Pascal Bergeron.

«Depuis qu’on est ici, il n’y a pas eu de travaux qui ont été effectués sur les sites de Junex. Je pense que c’est suffisant comme résultat», ajoute Rosalie Laframboise.

Mais le combat est loin d’être gagné.

«On n’a pas réussi à faire changer d’idée les élus de la MRC par exemple. Moi, je n’ai pas entendu dire que la résolution d’appui au projet Bourque a été retirée. Donc, la MRC Côte-de-Gaspé, ici, appuie toujours le projet Bourque», explique Pascal Bergeron.

Le camp de la rivière doit retourner devant les tribunaux le 2 octobre prochain pour l’injonction du gouvernement qui demande le démantèlement du camp.