Menaces contre l’évêque de Bathurst
Publié le 7 novembre 2017 à 14:41, modifié le 7 novembre 2017 à 15:06
Par: CIMTCHAU
Un homme de Bathurst est accusé de menaces contre l’évêque de Bathurst.
Gregory Pitre a comparu à la Cour provinciale de Bathurst, hier. Il est notamment accusé d’avoir proféré des menaces et d’avoir porté une arme dans un dessein dangereux.
L’homme de 68 ans fait face à six chefs d’accusation après avoir menacé de s’en prendre à l’évêque du diocèse de Bathurst, Mgr Daniel Jodoin.
Les menaces ont été faites à une autre personne qui a alerté les policiers. L’incident est survenu vendredi.
Lorsqu’il a été arrêté par la police, Gregory Pitre était en possession d’une arme de poing de 9 mm et de plusieurs armes d’épaule. Il doit subir une évaluation psychiatrique de 30 jours.
« Il y a une personne qui nous a appelé en début d’après-midi disant qu’il y avait un homme qui voulait venir me tuer et que c’était sérieux. Tout de suite, j’ai averti mon personnel, ma secrétaire, ma réceptionniste et le prêtre présent de barrer les portes et de faire attention. On nous avait donné la description de l’individu et de sa voiture », affirme l’évêque de Bathurst, Mgr Daniel Jodoin.
L’accusé n’est pas connu de Mgr Daniel Jodoin. Il n’est pas possible de donner des détails sur les raisons pour lesquelles Gregory Pitre a agi ainsi. Une ordonnance de non-publication de la cour l’empêche.
Ce que Mgr Jodoin a pu nous dire, c’est que cette affaire a créé de l’inquiétude et du stress au diocèse de Bathurst. Lui et les employés étaient soulagés de savoir que l’homme avait été arrêté quelques heures après avoir fait les menaces.
Selon lui, le fait de vivre dans un petit milieu n’est pas un gage de sécurité et personne n’est à l’abri de ce genre d’incident. « Naturellement, nous sommes d’abord un peu sous le choc, un peu surpris et un peu stressés à cause de ça. Il faut s’attendre que oui l’évêque est un homme d’Église et un homme de Dieu, mais c’est aussi un homme public. Des menaces comme ça peuvent arriver n’importe où. On ne pense jamais que ça peut arriver dans une ville paisible comme Bathurst tranquille avec du bon monde autour de nous », dit-il.
Gregory Pitre doit retourner en cour le 4 décembre.