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Pôle d’innovation : pour soutenir les pêches Wolastoqey et protéger le Wahsipekuk

Publié le 9 juin 2026 à 16:41, modifié le 9 juin 2026 à 17:05

Par: Megan Maltais

Ç’a été annoncé hier, un pôle d’innovation maritime sera implanté par la Première nation Wolastoqiyik Wahsipekuk sur des terres adjacentes au port de Gros-Cacouna, pour lesquelles une entente d’occupation de 25 ans a été conclue avec le MTQ.

Après plusieurs années de réflexion, un pôle d’innovation maritime verra le jour à Cacouna. La Première Nation souhaite implanter une chaire de recherche.

Tout sera mis en œuvre pour soutenir les pêches Wolastoquey et la protection du Wahsipekuk, soit le fleuve Saint-Laurent. « Il y aura probablement des bassins où on pense faire des études un peu plus approfondies sur le homard et l’oursin. On parle de rampe de mise à l’eau, on aura également un programme de gardien qui lorsqu’il y aura des chercheurs qui iront sur le fleuve, nos gens vont pouvoir les accompagner », explique le Grand Chef, Jacques Tremblay.

Le pôle réunira la recherche appliquée, l’innovation, les savoirs ancestraux et la formation. Progressivement, plusieurs éléments seront ajoutés, comme un centre opérationnel maritime multifonctionnel et des infrastructures de soutien à la pêche et à la recherche, tout comme des espaces d’interprétation du territoire.

« Évidemment, si on veut avoir une pêche durable, il faut s’assurer de connaître l’état de la ressource. On va même améliorer nos techniques de pêche pour être sûr de protéger l’environnement. L’objectif, c’est de continuer le développement de nos pêches. Évidemment, c’est l’identité et l’histoire de la nation qui est incluse là-dedans également », assure Jacques Tremblay.

Un plus pour Cacouna, et pour la région 

Près de trois ans après l’inauguration du site d’observation des bélugas, la mairesse de Cacouna se réjouit de l’implantation de ce nouveau projet.

Suzanne Réhaume estime que ce sera une plus-value pour la municipalité. « Ce qu’ils font ce sont des beaux projets. Ça s’intègre super bien dans le paysage et dans nos milieux de vie. C’est fantastique, ça va créer de l’emploi, ça va apporter du savoir, des compétences, ça va vraiment dynamiser l’économie oui de Cacouna, mais je pense aussi à toute la région. »

La Première Nation pourra compter entre autres sur la collaboration de l’Université du Québec à Rimouski.

Pour l’établissement d’enseignement supérieur, c’était naturel de s’impliquer dans ce projet. « On croit qu’il y a un lieu privilégier pour mener certaines recherches, vivre certaines expériences avec des étudiants, des chercheurs. Mais, à ce moment-ci, ce qu’on a convenu c’est vraiment dans un mode de s’asseoir et de coconstruire avec la Première Nation », affirme le recteur de l’UQAR, François Deschênes.

Le concept d’aménagement devrait être dévoilé à l’automne prochain.

Quant au projet de pisciculture pour le saumon, les normes actuelles compliquent sa mise en place. La première nation se tournera possiblement vers le homard et l’oursin.